23/01/2008

interview de miam dans le magasine metro ..

Miam Monster Miam et les cabarets Freaksville : l’anti-show de la chanson françaiseMiam Monster Miam est-il un extra-terrestre? Quoi qu’il en soit avec ses comparses, Androïd 80, UFO goes UFA ou encore Jacques Duvall, Miam Monster Miam a l’habitude de nous surprendre et maintient ce cap. Le label Freaksville présentera ses nouvelles productions sous forme d’un cabaret au Belvédère à Namur et à l’Atelier Rock à Huy.Pourquoi présenter les sorties du label sous forme d’un spectacle commun?Miam Monster Miam : Le label Freaksville sort quatre nouveaux disques par an. On retrouve souvent les mêmes personnes sur les disques. Je suis la plupart du temps le producteur artistique et les musiciens reviennent sur chaque disque. Il n’y a que les chanteurs qui sont différents et qui varient. L’idée est de présenter nos productions sur une scène commune, en rassemblant les différents chanteurs autour des musiciens. La formule cabaret se prête bien à ce type de concept, même si au niveau musical, ça n’a rien à voir. C’est un peu le croisement entre le côté showbiz « strass et paillettes » et une musique assez rock’n’roll.Comment se déroule le cabaret Freaksville sur scène?MMM : Le cabaret Freaksville, c’est l’anti-show de ce qu’on voit pour le moment dans les grands spectacles de chansons françaises. Il y a un groupe commun composé de cinq à sept musiciens. Il y a un présentateur, Raoul Reyers, qui est de temps en temps remplacé par Jacques Duval ou Androïd 80, un Anglais qui se déguise en extraterrestre. Il y a les chanteurs, moi-même, Jacques (Duval), Juan d’Outremont et parfois le rappeur King Lee, un ex-membre de Starflam. Tous sont accompagnés par le même groupe, ce qui donne un son unique, mais avec différents styles, puisqu’on passe de la chanson française au rap et à la musique électronique. Comment résumer la direction artistique de Freaksville?MMM : C’est un esprit comparable à celui des labels américains Epitaph et Anti Records. On avait envie de bousculer la chanson française. Freaksville est finalement un peu devenu synonyme de pop mutante, très influencé par l’imagerie « post-underground » des seventies et tout ce qui touche aux séries B. On ne se soucie pas du vedettariat. Il y a des interprètes cultes et doués mais ils ont un parcours atypique et c’est ce qui nous intéresse : les personnalités atypiques font souvent des choses beaucoup plus intéressantes que certaines « vedettes ».Comment sélectionnes-tu les artistes du label?MMM : Quand on gère un label, on reçoit toujours plein de demandes. Personnellement, je vais voir les artistes en concert et quand je sens qu’il se passe quelque chose humainement, entre le chanteur et les musiciens du label, on prend rendez-vous et on essaye. On invite d’abord les gens à chanter avec nous en répétition et puis on teste en concert. Quand c’est bien, on fait un disque ensemble. On a aussi pris le parti de faire des disques en un laps de temps très court. Généralement, ils sont réalisés en trois ou quatre jours. On enregistre à l’ancienne, en live, tous ensemble.Comment trouves-tu le temps et l’inspiration pour gérer tous ces projets?MMM : On travaille beaucoup en équipe chez Freaksville. Ça me permet de bosser en studio. En général, Jacques amène les textes et moi je compose les musiques. On fait les arrangements avec le groupe en répétition. Puis, je m’occupe de la production en studio. On travaille aussi avec un producteur-mixeur américain, Kramer. Il a récemment mixé l’album de Marie France et il va également mixer Ufo goes Ufa. On fait aussi appel à des illustrateurs qu’on apprécie. Freaksville, c’est vraiment l’énergie d’une équipe. Je chapeaute un peu le truc quand il faut.Une particularité de Freaksville et de mettre en avant l’aspect « collector » de ses productions. Peux-tu nous en dire un peu plus?MMM : Nos disques sont bizarres, ne touchent pas le grand public et les médias et les radios nous diffusent très peu. Or, nous avons des acheteurs de France et des Etats-Unis qui sont de véritables fans de notre univers. Nous avons donc développé des packages particuliers, des petits tirages et des fanzines à l’attention de notre public qui s’intéresse beaucoup à ce type d’objets. Je ne suis pas un collectionneur mais j’aime les objets « Ovni ». C’est amusant de voir que des gens achètent un fanzine photocopié avec un cd en édition limitée. Certains achètent tous les albums Freaksville d’un seul coup. On a envie de faire la musique qui nous touche et de ne pas la formater. On préfère se spécialiser dans un commerce parallèle plus proche de l’artisanat. Nous sommes des artisans. Verra-t-on prochainement des concerts de Jacques Duvall ou de Miam Monster Miam, en dehors du cabaret Freaksville?MMM : Jacques Duvall a déjà quelques dates de concerts en France. C’est encourageant de voir que, à chaque concert, il y a de plus en plus de monde. Ufo goes Ufa, qui propose des chansons en anglais, va vivre sa vie de son côté, hors du cabaret Freaksville. Android 80 n’a pas encore sorti d’album. Par rapport à Miam Monster Miam, c’est Freaksville qui est mis en avant. J’ai fait mon dernier disque, « L’homme libellule », dans l’esprit du label et je ne sais pas dissocier Miam de Freaksville pour le moment. Par contre, Miam Monster Miam aura bientôt dix ans et ça se fête... carrières...Un best of serait à l’ordre du jour?MMM : On en discute avec Soundstation. On aimerait faire un chouette truc mais le problème est que ma discographie est assez disparate et mélanger les chansons « Hey Tank! » avec « Soleil Noir » est assez difficile. Mais on y pense...A quand un prochain album de Miam Monster Miam?MMM : J’ai beaucoup de matériel mais pour l’instant je suis sur le projet de Marie France. Puis, je ne sais pas si c’est intéressant de sortir un nouveau disque trop rapidement. Un disque tous les deux ans est un bon rythme. Plus, c’est trop. Je change souvent. Il y a des gens qui n’aiment pas être surpris. Commercialement, ce n’est pas toujours une force de changer trop brusquement d’orientation artistique. La plupart des artistes restent dans le même créneau et changent peut-être quelques détails mais pas intégralement et de manière aussi brutale que ce que j’ai fait ces derniers temps. J’ai juste suivi mon inspiration. Parfois, ça rencontre l’air du temps et le grand public. Parfois, pas. Pour le moment, mon inspiration va plutôt vers les productions Freaksville.Propos recueillis par David Dehardwww.clubplasma.be

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11/01/2008

commandable ici

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Pour les plus impatients (sortie en magasins en mars/avril) freaksvilliens , l'album de Ufo goes Ufa est déjà commandable sur le shop freaksville pendant ce mois de janvier ..

La Belgique est définitivement la terre d’apparition des ovnis rock‘n roll les plus improbables. Ufo goes Ufa, groupe à l’énergie scénique débordante, né d’une rencontre belgo anglaise, nous propose de vivre un trip musical barré dépassant le mur du son à bord de sa soucoupe volante en forme de lèvres géantes rouge écarlate. Pop Garage Symphony No 9, le titre de leur premier album, rempli de petites pépites pop, transcende les genres dans la grande moulinette Lofi : mélodie post stranglers aux guitares tranchantes, rock garage, punk à la the Fall, blues roots, violon strident, percussion primitive qui rappelle le Velvet Underground, utilisation de synthétiseurs analogiques et références explicites à la sous culture US (Hong-Kong Slasher,Yo Makumba et son phrasé digne de Captain Beefheart) le tout saupoudré d’une bonne dose d’arrogance adolescente comme chaque bon groupe rock se doit de posséder. C’est certain, la survie et la mutation du rock belge passera par l’inventivité de Ufo Goes Ufa ! Lien Myspace“Pop Garage Symphony No 9? (Mars 2008, Freaksville Records)Le premier album de UFO goes UFA, une symphonie pop garage incontournable … Pour mettre en son et en panorama cette symphonie minimaliste, le charismatique chanteur de Liverpool, Brian Android, et ses trois acolytes (dont la charmante Sophie Galet à la batterie et Pascal Scalp, bassiste de Phantom feat Jacques Duvall) se sont (bien) entouré du mythique Kramer, gourou du label new yorkais Shimmy disc et ingénieur son et producteur culte de l’indie rock (Jon Spencer, Galaxy 500, Ladytron, Daniel Johnston, Ween, Buttholes Surfers, Sonic Youth, John Zorn, Low, Bongwaters, Jad Fair, Yo la tengo, Sufjans Stevens) . Miam Monster Miam, autre agité du bocal, a quant à lui signé le groupe sur Freaksville sur base d’une seule chanson ( le démoniaque Hong-Kong Slasher) et aidé le groupe à réaliser certains arrangements musicaux qui s’avèrent surprenants.coverweb

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